Former chaque citoyen, accompagner les derniers.
Posséder un ordinateur et une connexion ne sert à rien si l'on ne sait pas s'en servir. La troisième condition de l'équité numérique est la capacité d'utiliser l'outil : se connecter, naviguer, réaliser des opérations en ligne, protéger son compte.
La littératie numérique est simple dans son principe : des informaticiens qui maîtrisent déjà l'informatique se mettent à la disposition des autres. Certains qui n'en connaissent pas suffisamment seront formés à ce niveau par l'écosystème.
C'est là que le projet d'équité numérique révèle sa nature économique. Former des formateurs, déployer des formateurs sur le terrain, accompagner des citoyens dans la durée — ce sont des emplois. Le projet n'est pas une œuvre caritative — c'est une activité économique qui crée des postes et de la valeur.
La traçabilité autodéclarative
Tout ce que le citoyen fait se reflète dans l'écosystème. On sait exactement qui a travaillé avec qui, dans quelles circonstances, parce que l'écosystème est autodéclaratif. Les interactions de formation sont tracées, mesurées, valorisées. Le formateur est reconnu pour son travail. L'apprenant progresse de manière visible.
Les personnes analphabètes ne sont pas oubliées
Parmi les populations, il y aura des personnes analphabètes — celles qui ne savent ni lire ni écrire. Elles ne seront pas directement dans le domaine informatique dès le premier jour. Mais elles ne sont pas oubliées.
Des ambassadeurs de la littératie numérique les accompagnent pour qu'elles aient une vie numérique — sous couvert, avec assistance, le temps nécessaire. Parallèlement, le projet Smatflow a pour objectif de conduire tout le monde hors de l'analphabétisme et de l'illettrisme.
Progressivement, ces citoyens retrouvent leur autonomie numérique. Ils obtiennent un ordinateur. Ils acquièrent la littératie nécessaire. Ils gèrent eux-mêmes leur vie numérique. Le chemin est plus long, mais il n'exclut personne.
