Un projet économique, non une subvention.
Le financement de l'équité numérique comporte deux aspects. Le premier : comment mettre en place le projet lui-même. Le second : comment les bénéficiaires règlent le service qui leur est fourni.
L'entité chargée d'implémenter le projet d'équité numérique est une entité économique. Ce n'est pas nécessairement Smatflow lui-même — mais Smatflow, en tant qu'écosystème technologique, crée des entités purement économiques avec des activités destinées à créer de la valeur. Cette entité est à créer par des opérateurs économiques, des investisseurs, ou par Smatflow lui-même.
C'est un projet rentable. L'écosystème Smatflow se porte garant de l'achat des ordinateurs pour le compte de ses membres. Le marché est garanti, massif, récurrent.
Les sources de financement
L'écosystème Smatflow finance sa part par trois canaux :
Les responsables politiques contribuent parce que le projet rehausse leur image auprès de la population. Un élu qui participe à équiper ses administrés en ordinateurs gagne en confiance et en visibilité.
Les entreprises contribuent parce que le projet impacte directement leur fonctionnement. Une population équipée et formée représente un marché plus large, des employés plus compétents, un écosystème économique plus dynamique.
Les insights VoiceCapture génèrent des revenus. Une multinationale qui souhaite investir dans un pays dispose, via l'écosystème, d'un outil considérable pour évaluer le marché — des données d'opinion à l'échelle de la population entière, non d'un échantillon de mille personnes. Cet outil n'est pas gratuit. Les citoyens participent volontairement aux études, sachant que les retombées financent leur écosystème.
Un État conscient de ses intérêts a tout à gagner à ce que le projet d'assemblage réussisse : c'est un investissement direct sur l'économie.
Ce que paient les citoyens
L'ensemble du projet est un concept. Chaque pays l'adapte. Le minimum non négociable est le suivant : les droits de l'homme, et le principe un citoyen = une voix. Pour le reste, chaque pays décide.
La proposition est la suivante :
Les citoyens qui ont un revenu, même modeste, paient par modique somme étalée sur la durée — une sorte de location avec acquisition à terme. La somme ne doit jamais entamer le pouvoir d'achat. La maintenance est assurée à vie. Le jour où l'ordinateur devient inutilisable, il est recyclé et remplacé.
Les chômeurs reçoivent l'ordinateur gratuitement. Ils ne paient rien tant qu'ils n'ont pas de revenu. Lorsque l'écosystème leur procure un emploi, ils basculent au statut de contributeur et commencent à rembourser progressivement ce qui a permis de les équiper.
C'est le principe fondamental : aucun citoyen ne doit être privé de participation parce qu'il est au chômage. Personne n'est laissé à l'écart. Lorsqu'un citoyen est réhabilité, il contribue à réhabiliter les suivants.
L'impact sur la société
Le projet d'équité numérique, à lui seul, transforme un pays. C'est une société moderne où les entreprises s'appuient sur des services en ligne parce que la population est équipée. Les coûts sont réduits. Le télétravail devient la norme parce que la confiance à travailler à distance est installée. La société se réorganise de manière plus efficace.
C'est surtout une société éduquée — un saut qualitatif de la population tout entière. Et cela ne nécessite pas d'emprunts à la Banque mondiale. Ce type d'emprunt ne mène à rien : dès que le projet dévie, tout s'effondre. Ici, tout s'appuie sur la participation, la volonté populaire, l'intelligence populaire.
Et dans ce genre de projet, rien n'est irréparable.
